AGIRC / ARRCO … Réforme des régimes de retraite complémentaires : Le Medef doit revoir sa copie !

Posté par cgtscahondouville le 16 juin 2015

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Quand les organisations syndicales portent le même message, le Medef est contraint de revoir sa copie. Lors de la séance de négociation sur les régimes de retraite complémentaires des salariés (ARRCO) et cadres (AGIRC) du privé, qui se tenaient le 27 mai, elles ont récusé unanimement le recul à 67 ans de l’âge effectif de départ en retraite et exigé de nouvelles ressources pour les régimes avec une contribution financière du Medef.

Le projet du Medef a donc été jugé inacceptable. La CGT a affiné les chiffrages de ses propositions permettant de rétablir durablement les équilibres financiers des régimes sans réduire le niveau des prestations.

Le rassemblement organisé le 27 mai par la CGT devant le Medef a permis de porter les exigences des salariés, des demandeurs d’emploi et des retraités, en particulier le refus de tout nouveau recul de leurs droits sociaux.

Une prochaine réunion de négociation aura lieu le 22 juin. Son issue dépendra de l’intervention des salariés et des retraités qui peuvent d’ores et déjà signer massivement la pétition en ligne ICI

 

Montreuil, le 28 mai 2015.

 

Lire Les propositions de la CGT pour financer durablement les régimes

Lire aussi le dossier complet sur les négociations ARRCO-AGIRC 2015

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TPE: Tout Pour l’Employeur

Posté par cgtscahondouville le 16 juin 2015

TPE = tout pour l’employeur ! prud’hommes dépossédés, ani aggravé pour licencier les salariés, rallonge des cdd, primes aux embauches en précarité - les mesures valls avant même la radioactive loi macron, pour les patrons contre les salariés - en piece jointe le texte officiel des mesures

mardi 9 juin 2015

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Le texte officiel des mesures Valls

LE MONDE

LE PLAN VALLS POUR AMADOUER LES

PETITS PATRONS DES PME

Une session de rattrapage. Après avoir reçu l’ensemble des partenaires sociaux, le premier ministre, Manuel Valls, entouré d’une partie de son gouvernement, a annoncé, mardi 9 juin, un important volet de mesures en faveur des très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME). Celles-ci s’estimaient les grandes oubliées des projets de loi sur la croissance et l’activité, portés par le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, et sur le dialogue social et l’emploi, défendu par le ministre du travail, François Rebsamen. Or, le gouvernement en convient, si les TPE et PME représentent un fort gisement d’emplois potentiel, c’est aussi là que les freins à l’embauche se font le plus sentir, malgré la – timide – reprise de l’activité et de la croissance.

CDD renouvelables deux fois, prime à la première embauche

Le gouvernement est donc décidé à entraîner un mouvement en matière d’embauches dans les TPE et PME en les soulageant à la faveur d’un plan que Matignon présente comme « une sorte de “JOBS act” à la française ». S’il apporte des garanties de sécurisation aux entrepreneurs, il n’entend pas, cependant, ouvrir la boîte de Pandore du contrat de travail. Seule concession sur ce point : les contrats à durée déterminée seront désormais renouvelables deux fois, et non plus une comme actuellement, pour une durée maximale de 18 mois.

Le premier ministre a annoncé qu’une prime de 4 000 euros va être immédiatement créée et versée aux entreprises sans aucun salarié qui effectuent leur première embauche. Cette prime, de 2 000 euros la première année et 2 000 euros la deuxième, sera versée pour tous les contrats à durée indéterminée et contrats à durée déterminée de plus de 12 mois signés entre le 9 juin 2015 et le 8 juin 2016. Sont concernées les entreprises n’ayant jamais eu de salarié ou n’en ayant pas eu depuis au moins 12 mois. Selon le ministre du travail François Rebsamen, cette mesure devrait permetre de créer 60 000 emplois.

Barème pour les indemnités prud’homales

- Le principal volet des mesures annoncées mardi porte sur les indemnités prud’homales en cas de licenciement contesté. Le projet de loi Macron avait déjà amorcé une réforme de la procédure, renforçant l’exigence de conciliation et instaurant un référentiel indicatif pour la fixation des indemnités dues par l’employeur au salarié.

Cette fois, le gouvernement va plus loin en créant un barème impératif, assorti d’un plancher et d’un plafond selon la taille de l’entreprise et l’ancienneté du salarié. Celui-ci ne remet pas en cause les indemnités légales de licenciement, qui restent inchangées.

- les entreprises de moins de 20 salariés, une ancienneté de 2 à 15 ans donnera droit à une indemnité comprise entre 2 et 6 mois. Au-delà de 15 ans d’ancienneté, elle s’étagera entre 2 et 12 mois. Pour une ancienneté inférieure à 2 ans, l’indemnité maximale sera d’un douzième de mois par mois d’ancienneté.

- Pour les entreprises de plus de 20 salariés, entre 2 et 15 ans d’ancienneté ouvriront droit à 4 à 10 mois d’indemnité. Au-dessus de 15 ans d’ancienneté, la fourchette sera comprise entre 4 et 20 mois d’indemnité. En dessous de 2 ans, le maximum sera fixé à un sixième de mois par mois d’ancienneté. L’examen parlementaire déterminera le montant des indemnités pour les entreprises à partir d’un seuil de 250 ou 300 salariés.

Pour contourner l’obstacle constitutionnel de la liberté d’appréciation du juge, le gouvernement a donc fait le choix d’un « corridor indemnitaire ». L’exécutif soutient que les plafonds retenus sont supérieurs à la moyenne des indemnités actuellement appliquées, qui peuvent varier du simple au double, pour des cas similaires, selon les juridictions prud’homales.

- Les fourchettes adoptées, cependant, sont encore plus larges, pouvant varier d’un à six, avec des planchers extrêmement bas. Avant même que les détails de cette grille ne soient connus, les syndicats de salariés – y compris la CFDT – avaient dit être en désaccord avec l’idée d’un barème obligatoire. Les montants retenus par l’exécutif pourraient les conforter dans leur hostilité à un tel dispositif.

Seuil de 11 salariés pour les obligations sociales

L’autre dispositif majeur de ce plan porte sur les effets de seuil. Pour les TPE, les obligations sociales jusqu’à présent fixées aux entreprises de plus de 9, 10 ou 11 salariés sont uniformisées au seuil de 11 salariés. Cela concerne le versement transport, la participation à la formation continue, la contribution au financement des prestations complémentaires de prévoyance et les cotisations sociales sur les salaires des apprentis. En outre, jusqu’à 50 salariés, les seuils du régime d’imposition et les cotisations sociales seront gelés pendant trois ans.

Modification de la période d’essai des apprentis

Diverses mesures complètent ce volet « lever les freins à l’emploi ». Pour les apprentis, la période d’essai de 2 mois sera désormais effective à partir du premier jour passé dans l’entreprise, alors qu’actuellement est prise en compte, pour la plupart des apprentis, la période en centre de formation. Lire aussi : Des mesures d’urgence pour calmer les petits patrons Mesures en cas de plan de « maintien de l’emploi »

Le plan Valls revient également sur une disposition, inscrite par les parlementaires dans la loi transposant l’accord national interprofessionnel (ANI) de janvier 2013 sur l’emploi.

Celle-ci prévoit que les salariés refusant de signer l’avenant à leur contrat de travail dans le cadre d’un dispositif de maintien de l’emploi sont considérés comme licenciés économiques. Les signataires de l’ANI estiment que le législateur a, sur ce point, détourné l’esprit de l’accord. Pour le gouvernement, cela a considérablement limité le nombre d’accords de maintien de l’emploi, en raison du coût pour les entreprises, contraintes de procéder à des plans sociaux dès lors que le nombre de personnes concernées dépassait dix, ce qui entravait ensuite les éventuelles embauches futures. Formations prioritaires

L’Etat va porter à 100 000 le nombre de formations prioritaires pour les demandeurs d’emploi dans des métiers qui recrutent et qui manquent de candidats.

Mesures contre la fraude aux détachements de travailleurs

Enfin, des mesures d’urgence contre la fraude aux détachements de travailleurs vont être prises pour rendre solidairement responsable le donneur d’ordre. L’accès aux commandes publiques pour les TPE et PME va être facilité, ainsi que la création ou la reprise d’entreprise. L’ensemble de ces mesures devraient être intégrées par voie d’amendements gouvernementaux dans le projet de loi Macron, dont la deuxième lecture doit commencer le 16 juin à l’Assemblée nationale, et dans le texte Rebsamen, dont le Sénat s’emparera le 22 juin.

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7 Jours Filpac Cgt

Posté par cgtscahondouville le 28 mai 2015

Jusqu’où et pourquoi reculer ?

 

En cette fin de printemps, l’arrogance du patronat dans la violence exercée contre le Travail n’a d’égale que la servilité du gouvernement à son égard. Des reculs de haute importance sociale peuvent être infligés au Travail, aux travailleurs, actifs et chômeurs, retraités et précaires, jeunes et vieux.

 Le Code du Travail est contourné par la loi Macron, qui réduit les relations sociales à l’exercice du droit unilatéral de l’employeur. La fonction du Code du Travail était de corriger l’inégalité du droit entre patron et salarié. Macron restitue à l’employeur l’intégralité de ses prérogatives d’exploiteur, qui a toujours raison contre l’exploité.

 Censée confédérée le Travail, pourquoi la CGT a-t-elle été anesthésiée de l’intérieur, à son sommet, au point de ne fournir aucune analyse de la nocivité de la loi Macron ? A part quelques fédérations, dont la Filpac, suivies par nombre d’UL et d’UD, aucune alerte n’a été lancée auprès des salariés, aucune mise en garde n’a été signifiée aux élus et mandatés ?

 Pourtant les délégués vont devoir, au quotidien, subir les méfaits de cette loi, dans une mesure bien plus grande que la loi sur la rupture conventionnelle, qui a transformé le droit du licenciement en départ « volontaire » organisé par les DRH.

 Les tribunaux prud’homaux, juridiction dédiée aux conflits du travail, sont menacés dans leur existence par la loi Macron et par des décrets et des ordonnances que le gouvernement s’apprête à prendre au cœur de l’été.

 Dès l’instant où le Code du Travail est condamné par les pouvoirs économiques et politiques, le gouvernement exécute la sentence contre les Prud’hommes, tant par la loi Macron adoptée que par la loi Rebsamen. Plafonner les indemnités du préjudice du licenciement, mettre en place une structure juridique alternative aux Prud’hommes, tout a été annoncé par les ANI CFDT-Medef, devenus lois.

 La CGPME, succursale du Medef et portée sur l’extrême droite, obtient de Rebsamen un article de loi qui interdit le fait syndical à l’intérieur des TPE (-11 salariés). Une « commission régionale paritaire » patronat/syndicats devient un précédent, un modèle et non une exception. Patronat et CFDT n’ont jamais caché leur intention, au delà des DUP – délégations unifiées du personnel, à disposition du patronat -, de remplacer le libre CHSCT et la représentation syndicale par ces organismes paritaires.

 Au sommet d’un édifice confédéral confisqué, un contresens a été défendu. Ces commissions régionales paritaires sont présentées comme une avancée, alors qu’elles sont un recul majeur, compromettant l’indépendance des délégués à l’égard du patronat. La loi Rebsamen est le fruit d’un de ces simulacres de négociations, organisés au siège du Medef entre CFDT, gouvernement et Medef. Ces tractations avant sont le véhicule du recul de la représentation syndicale, auquel la Confédération n’a trouvé rien à redire. La vérité sur le contenu réel de la loi Rebsamen n’a pas été présentée aux salariés, l’explication détaillée en a été pourtant fournie par la Filpac.

 La coïncidence des dates parle d’elle-même. C’est le 27 mai que le Medef prétend à une délibération sur son nouveau texte Agirc Arrco. Le Medef instrumentalise le déficit des caisses complémentaires cogérées pour imposer une retraite à 67 ans, par le jeu de décotes brutales en cas de départ avant cet âge, même s’il sait – et pour cause – que la plupart des actifs âgés de 60 ans sont au chômage, que les jeunes ne sont tolérés à l’entreprise qu’en CDD, que la destruction du Travail concerne toutes les catégories. Il ajoute à cela une baisse du salaire social qu’est la pension.

 Pour expliquer aux salariés la réalité de la menace, il ne s’est trouvé que l’UGICT et la Filpac, l’appel à un rassemblement devant le siège du Medef, haut lieu de toutes les turpitudes, a été lancé par l’URIF et l’UGICT, soutenues par la Filpac. Dans quel brouillard ministériel le sommet confédéral s’est-il égaré ?

 Le Travail, objet même de l’existence de la CGT, est chaque jour traité en accusé. Son coût serait exorbitant pour le capital financier triomphant, qui jette au chômage un nombre croissant de salariés jugés comme une marchandise encombrante et inutile. La rémunération du Travail est dévalorisée par toutes sortes de stratagèmes, une dévaluation permanente rendue possible par l’arme dissuasive du chômage et de la précarité.

Dans cette offensive de longue haleine, le Travail est devenu anxiogène. La souffrance au travail se répand comme l’ordinaire de la vie à l’entreprise, où l’investissement de l’individu ne suffit jamais tandis que sa reconnaissance est niée. Le salarié est tenu de livrer toutes ses facultés personnelles pour accomplir les tâches requises sans la moindre garantie que ces heures réellement fournies soient payées de retour.

 

Jusqu’où et pourquoi reculer ?

 Un gouvernement archi minoritaire avance à coups de 49/3, de décrets et d’ordonnances, soutenu de fait par la droite libérale qui reconnaît comme siens Macron et Valls. Gattaz ne se donne même plus en spectacle avec son pin’s imbécile d’un million d’emplois. Il poursuit sa guerre anti sociale.

 C’est dans cet interstice entre violence libérale et non réponse sociale que le FN avance, pourtant empêtré dans sa propagande fasciste comme à Béziers et ses opérations familiales et tribales d’enrichissement personnel en tous genres.

 

Ce moment n’est pas ordinaire.

 À ce jour, la question sociale a été expulsée de la scène centrale, malgré de belles luttes qui résistent mais qui ne reçoivent pas la solidarité confédérale requise, celles et ceux d’Arjowiggins Wizernes, de Chapelle Darblay ou du mouvement en défense de l’hôpital en savent quelque chose.

 Pourtant la situation sociale n’est pas cette chose négligée, ignorée des grands médiats et niée par Laurent Berger. L’écart se creuse entre la détresse sociale, l’angoisse au travail, la peur du chômage et les réponses syndicales centrales. Il compromet le syndicalisme et concourt à son discrédit.

Avancer des objectifs revendicatifs rassembleurs – augmentation générale des salaires, interdiction des licenciements, garantie constitutionnelle d’accès à un emploi stable et décent – voilà qui relève des compétences du CCN. Avant que l’été ne soit meurtrier pour la CGT et le camp du Travail. Tout est encore possible.

(en pièce jointe le Manifeste revendicatif de la CGT, proposé par la Filpac)

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AGIRC ARRCO – Retraites complémentaires : ce que propose la CGC pour sauver l’Agirc – La position de l’UGICT CGT

Posté par cgtscahondouville le 21 mai 2015

Le syndicat des cadres ne veut pas d’une fusion qui noie l’Agirc des cadres dans l’Arrco des salariés. Il propose 2,7 milliards d’économies dès 2017.

C’est l’heure de la cristallisation pour les négociations sur les retraites complémentaires. Cette semaine, les partenaires sociaux mènent leurs ultimes discussions bilatérales en vue de trouver jusqu’à 8 milliards d’euros d’économies sur l’Agirc et l’Arrco. Dans la foulée, le Medef leur communiquera un projet d’accord, à examiner lors de la session multilatérale du 27 mai. Comme il sort plus d’argent qu’il n’en rentre dans les caisses, les réserves des deux régimes obligatoires sont menacées d’épuisement. L’Agirc devrait être à sec dès 2018.

Dans son projet initial, à l’automne, le Medef proposait de créer au 1er janvier 2019 «  un régime unifié de retraite complémentaire  », c’est-à-dire de fusionner l’Agirc et l’Arrco. Objectif : repousser l’échéance de l’assèchement des réserves de l’Agirc en 2025, grâce à la mise en commun des fonds avec l’Arrco. Selon nos informations, cette date vient d’être révisée à 2023, suite à la dégradation des hypothèses d’inflation gouvernementales en avril. Même si l’option est devenue un peu moins intéressante, elle redonnerait des marges de manoeuvre aux gestionnaires du régime des cadres.

Augmenter de 1,25 point les cotisations

Cependant, la fusion est un casus belli aux yeux de la CGC, qui craint que le statut cadre ne se dilue dans le nouvel ensemble. Le syndicat a certes perdu la vice-présidence de l’Agirc en 2012, faute d’avoir signé l’accord paritaire précédent. Mais il tient à garder un régime séparé. «  Sans l’Agirc, qui va financer l’Association pour l’emploi des cadres ? Et que devient la cotisation de 1,5 % sur la tranche A de prévoyance des cadres ?, interroge Serge Lavagna, négociateur CGC. Nous ne pouvons pas accepter la disparition de l’Agirc, alors qu’on ne dit pas ce qui va se passer ensuite  ». Paradoxalement, la CGC se retrouve sur cette ligne avec… la CGT, qui a confié la négociation sur les retraites complémentaires à son Union des cadres, ingénieurs et techniciens (Ugict).

Pour sauver l’Agirc, la CGC propose plutôt d’augmenter de 1,25 point les cotisations à ce régime, ce supplément ne générant des droits qu’à hauteur de 1 point.

La mesure coûterait en moyenne 6,65 euros par mois au cadre, plus 10,85 euros à son employeur. Elle rapporterait 1 milliard d’euros par an. Comme cela n’est pas suffisant, elle prévoit une batterie de mesures permettant de dégager 1,7 milliard d’euros supplémentaires sur l’Agirc et l’Arrco. Enfin, elle ne s’oppose pas aux abattements temporaires proposés par le Medef pour les salariés qui prennent leur retraite avant 67 ans. Un cocktail à 2,7 milliards

Geler à nouveau les pensions complémentaires, après deux années blanches ?

La CGC préfère proposer que le point de retraite ne soit revalorisé qu’à hauteur d’un tiers de l’inflation en 2016-2018. Le syndicat veut aussi sur-indexer le salaire de référence (i.e. le prix d’achat du point de retraite) de +3,5 % par rapport à l’inflation en 2016-2020 : avec le même salaire, on acquiert moins de points qu’auparavant. Enfin, la CGC propose le report d’avril à octobre des revalorisations de pensions dès 2016. Avec le milliard de hausse des cotisations Agirc, ce cocktail rapporterait 2,7 milliard d’euros en 2017, 4,6 milliard en 2020, et 7,7 milliards en 2030.

Le Medef et la CFDT ne renonceront pas pour autant au rapprochement de l’Agirc et de l’Arrco.

Dans un premier temps, ils pourraient se contenter de demander une fusion des réserves, afin d’obtenir les voix de FO et de la CFTC. Cela améliorerait le résultat financier de l’Agirc-Arrco. En raison de son déficit technique, l’Agirc désinvestit chaque année pour verser les pensions. En 2014, elle n’avait plus que 6,7 milliards d’euros de réserves mobilisables, contre 8,8 milliards en 2013. C’est trop peu de capital pour espérer faire de bons placements, et c’est surtout un horizon d’investissement trop court. D’où l’intérêt de faire pot commun avec l’Arc.

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LA POSITION CGT

La crise, provoquée par la fuite en avant dans la financiarisation de l’économie, sert d’argument pour exiger des réformes structurelles de l’ensemble des droits sociaux. Au nom de l’austérité, le monde du travail paye un lourd tribut. A terme, c’est la déstructuration de toute protection et reconnaissance sociales qui est recherchée.

Les exigences et comportements du Medef dans la négociation sur les retraites complémentaires sont une parfaite illustration de cet objectif. Le Medef a organisé le déficit des régimes complémentaires par une politique de contraction de l’emploi et des salaires et rejeté toute augmentation des ressources. Ainsi, tous les accords, non signés par la Cgt (depuis 1993), rognent les droits sociaux.

Aujourd’hui, il passe à l’étape supérieure  : permettre aux marchés financiers de s’accaparer la manne de la protection sociale, à commencer par les retraites complémentaires, et d’organiser durablement la baisse du prix du travail. Son offensive contre l’Agirc n’est qu’un cheval de Troie. En effet, la fusion de l’Agirc et de l’Arrco ne règle en rien le financement des régimes, puisqu’on ajoute des déficits. Mais elle induit la disparition de l’Agirc.

Or l’Agirc est un pilier de la reconnaissance des fonctions des cadres. Sa suppression entraîne la déstabilisation du statut cadre et donc des seuils de classification des conventions collectives. Leur effacement provoquerait, de fait, un écrasement de l’ensemble des grilles salariales.

Les enjeux de cette négociation interpellent notre capacité à rassembler les différentes catégories pour des mobilisations convergentes, en démontrant en quoi les intérêts des cadres impactent les intérêts de l’ensemble du monde du travail. Si les attaques frontales sur l’Agirc percutent d’abord les cadres, elles posent plus structurellement l’enjeu de la reconnaissance du travail qualifié, levier pour sortir de la crise et refuser le partage de la pénurie au sein du salariat.

Les propositions du Medef d’acquérir moins de points de retraite et de décrocher la valeur du point du salaire constitueraient une double peine pour les actifs.

Enfin, les salariés du public sont aussi concernés, à travers les impacts du statut cadre sur la pérennité des catégories dans la fonction publique, les abattements jusqu’à 67 ans, sur le recul de l’âge légal de la retraite ou encore la structuration d’un régime à cotisations définies.

La Cgt porte des propositions concrètes, immédiates et structurantes pour la pérennité des régimes. Elles permettraient de maintenir l’ensemble des droits sociaux sur la base d’un principe d’égalité  :

– égaliser les taux de cotisations entre cadres et non-cadres, en augmentant de 2,45 points le taux de cotisation Agirc, permettrait de retrouver l’équilibre de l’Agirc jusqu’en 2040  ;

– investir l’enjeu de l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, en créant une contribution d’équilibre transitoire à la charge des employeurs et dégressive selon les résultats en matière d’égalité salariale, aurait un double impact  : mettre fin à un Medef hors la loi et accélérer la réduction des discriminations salariales  ; engranger des ressources supplémentaires dans les caisses de retraite, qui annuleraient tout déficit à l’Arrco et réduirait de moitié le déficit de l’Agirc.

Mais le Medef s’oppose vivement à ces propositions, arguant d’un impact négatif sur la compétitivité des entreprises.

Pourtant, une étude des services de l’Agirc et de l’Arrco, à la demande de la Cgt, prouve l’imposture des efforts partagés entre salariés et Medef pour le financement des retraites complémentaires.

L’introduction d’un troisième acteur, le retraité, prônée par le Medef, tend, dans les faits, à faire payer deux fois le salarié en tant qu’actif puis en tant que retraité et à ramener la contribution des employeurs de 60 % à un tiers et celle des actifs et retraités de 40 % aux deux tiers.

Au bout du compte, le Medef a donc économisé, sur le dos du monde du travail, depuis 1993, 106 milliards d’euros, qui n’ont pas dopé la compétitivité des entreprises.

La Cgt a dénoncé le principal handicap à la compétitivité des entreprises françaises  : le coût du capital.

Ainsi, une étude de l’Insee de 2012 souligne «  que le coût de la protection sociale pour les entreprises non financières totalisait 150 milliards d’euros, tandis que le coût des emprunts et des dividendes versés aux actionnaires s’élevait 
à 315 milliards d’euros  ». Ce n’est donc pas en s’exonérant de nouvelles contributions sur les cotisations que le Medef résoudra le problème de la compétitivité des entreprises.

La Cgt s’efforce d’obtenir le front syndical le plus unitaire possible sur les hausses de cotisations, sur une contribution du Medef à l’égalité salariale et une opposition à toute fusion Agirc-Arrco. Les premiers échanges indiquent que son positionnement est rejoint, en partie, par Force ouvrière et la Cgc. Mais la négociation à froid trouve ses limites, notamment dans la multiplication des bilatérales organisées par le Medef.

Conserver l’intégralité les droits sociaux et éviter les impacts négatifs indirects impliquent la mobilisation, l’expression des salariés actifs, privés d’emplois, retraités, des cadres et des non-cadres.

La réunion conclusive aura lieu au mois de juin. La Cgt et son Ugict mettent à disposition un tract, une pétition, des affiches pour panneaux syndicaux, un diaporama d’information sur le site de l’Ugict.

L’Ugict organise une grande initiative de rassemblement des Ict, intégrant les retraites complémentaires, le 17 juin à la Défense, intitulée «  Les Ict organisent leur Défense  ».

S’emparer de tous ces éléments pour favoriser l’irruption indispensable du monde du travail et garantir la pérennité des droits sociaux des retraites est l’enjeu d’avenir de ces négociations.

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SALAIRES ET PENSIONS:L’URGENCE DE LES AUGMENTER!POUR L’EMPLOI ET L’ACTIVITÉ ECONOMIQUE

Posté par cgtscahondouville le 21 mai 2015

SALAIRES ET PENSIONS:L'URGENCE DE LES AUGMENTER!POUR L'EMPLOI ET L’ACTIVITÉ ECONOMIQUE ob_cff50a_cumul-emploi-retraite-jpg

LES « GOUROUX DE L’ÉCONOMIE » NOUS ANNONCENT PÉRIODIQUEMENT L’ARRIVÉE « IMMINENTE » DE LA REPRISE. MAIS TOUS LES MOIS ON CONSTATE QU’ELLE N’EST PAS AU RENDEZ-VOUS, ET QUE LE CHÔMAGE CONTINUE D’AUGMENTER.

Lorsqu’on fait des recherches sur Internet, on découvre qu’elle aurait dû arriver en 2010, 2011, 2012, 2013, 2014.

La dernière « blague en vogue » c’est qu’elle arriverait en fin 2015, mais qu’elle serait moins « moins riche en emplois » que « prévu« .

Parallèlement à cette blague du retour de la croissance, on nous fait périodiquement le coup de « l’inversion de la courbe du chômage« , celui du « départ en retraite en masse des babyboomers » qui libérerait des emplois en masse — alors qu’on a cassé leurs perspectives de départ en retraite à 60 ans, et reculé l’âge de départ au minimum à 62 ans—, et, parallèlement on nous fait régulièrement « le coup de l’apprentissage » qui serait la recette miracle pour relancer l’emploi — en fait tout le monde sait que les grands groupes utilisent l’apprentissage pour supprimer les emplois stables —, etc.

EN RÉALITÉ, COMME PLUS DE 90% DE LA POPULATION ACTIVE EST SALARIÉE, TOUT LE MONDE SAIT QUE LA QUESTION DES SALAIRES EST AU CŒUR DE LA QUESTION DE LA REPRISE !

Car si l’on ajoute les retraités, avec leur pouvoir d’achat en baisse régulière, et les chômeurs, dont les revenus baissentlorsqu’ils perdent leur emploi, on voit bien que l’incontournable, pour retouver de la la croissance, c’est de redonner des capacités de consommer à la population, massivement salariée, chomeuse, ou retraitée.

Car, c’est la consommation qui tire — ou freine — la croissance.

AUJOURD’HUI « ON TUE LE SALAIRE » COMME AUTREFOIS ON TUAIT  »LA POULE AUX ŒUFS D’OR«

Cela fait une trentaine d’années que cette cupide pensée unique patronale qu’ils appellent le « coût du travail » qu’il veulentréduire par tous les moyens, et que les gouvernements européens mettent tout en œuvre pour y parvenirest au cœur du problème !

CAR NOS SALAIRES DIRECTS OU NOS SALAIRES SOCIALISÉS — C’EST À DIRE LE FINANCEMENT DE NOS SYSTÈMES SOLIDAIRES DE PROTECTION SOCIALE — SONT LE MOTEUR DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE DU 21E SIÈCLE !

  • C’est la contraction de la masse salariale qui bloque la croissance et accroit le chômage !
  • C’est la guerre aux salaires, aux USA, qui a été à l’origine de la fameuse « crise des subprimes« , conduisant au krach boursier de 2008, et, depuis, à l’explosion des dettes publiques provoquée pour boucher le trou fabriqué par les banquiers !
  • C’est elle qui bloque la croissance !

C’EST CELA QU’IL FAUT CHANGER D’URGENCE !

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ELECTIONS 2015

Posté par cgtscahondouville le 18 mai 2015

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ELECTIONS 2015 à OBJECTIF 2019

Si ensemble nous nous battons, ensemble nous gagnerons !

 

 Les résultats et l’attribution des sièges dans les divers collèges, lors de ces élections, a connue une quasi stabilité comparé à 2011 à l’exception de VOTRE participation.

 Le fort taux d’abstention (environ 28% dans le collège ouvrier aussi bien en CE qu’en DP) inquiète au plus haut point notre organisation syndicale :

 

  • à l’heure ou l’Emploi en France (mais aussi et surtout au sein de SCA) est grandement menacé (119 salariés risquent de perdre leur emploi sur le site de Saint Cyr-en-Var et tout ce qui en découle pour leur vie personnelle et familiale)

 

  •  à l’heure ou la désindustrialisation progresse plus vite que la syndicalisation

 

  • à l’heure ou le laisser faire, la résignation et l’individualisme prennent une part de plus en plus importante dans notre quotidien.

 

Malgré ce climat pesant et des résultats peu en notre faveur lors de ces élections, nous tenions à remercier les salarié(e)s qui ont fait le choix du changement, en nous accordant leur confiance en votant pour notre « jeune » équipe CGT.

 

Cette  nouvelle  CGT, avec pour mot d’ordre « VALEURS COMMUNES A TOUS», va se lancer dans la quête de l’initiation syndicale, la formation pour permettre l’acquisition d’une base solide de leurs savoirs et compétences.

 

Elle aura pour objectif d’être à l’écoute de chaque salariés qui partagent nos valeurs (respect, égalité, travail, rigueur  etc), de vous répondre avec honnêteté et sans langue de bois, tenter de protéger vos intérêts professionnels et ainsi être prêt pour l’objectif que nous nous sommes fixé : 2019

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Bonjour tout le monde !

Posté par cgtscahondouville le 18 mai 2015

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